Winter Grind
« En hiver, je mets tout en ordre »
Lorsque la neige recouvre les routes et les paysages, le quotidien change aussi dans le monde du cyclisme. Dans notre rubrique hivernale, des athlètes, entraîneurs et membres du staff expliquent comment leurs tâches évoluent, quels sont les axes de travail et ce qui est le plus important dans la routine hivernale.
Simon Vitzthum dirige le Service Course et veille à ce que le matériel, les véhicules et les processus soient prêts à l’aube de la nouvelle saison. Pour lui, l’hiver est le moment de ranger, de préparer la suite et de recharger les batteries. Entre le Service Course, la planification du matériel et les engagements avec l’équipe nationale de piste, il explique dans cette interview pourquoi l’organisation représente déjà la moitié du travail, pourquoi sa caisse à outils est indispensable et à quel point l’hiver compte pour un début de saison réussi.
À quoi ressemble ta journée type en hiver ?
En hiver, je mets tout en ordre. Ça veut dire que je range et j’organise le Service Course, je prépare les voitures pour l’hiver, je commande du matériel et je prépare les prochaines courses. Pour ça, j’organise le staff, je planifie la liste des véhicules, le matériel et les jours de compétition. En parallèle, je soutiens l’équipe nationale de piste lors des premiers grands événements et je m’accorde aussi parfois des vacances.
Où passes-tu la plus grande partie de ton hiver ?
Je travaille surtout à Granges et je suis plus souvent à la maison qu’en été.
En quoi ton travail diffère-t-il entre l’hiver et l’été ?
En été, je suis beaucoup en déplacement avec les différentes délégations et la planification se fait plutôt à court terme, alors qu’en hiver, tout est un peu plus détendu.
Quels thèmes sont particulièrement au centre de ton attention en hiver ?
Remettre de l’ordre dans tout ce qui s’est accumulé pendant l’été, et tout réorganiser.
Tu es en engagé l’été sur les courses sur route et l’hiver sur la piste. Quelle discipline te demande le plus ?
Les deux disciplines me sollicitent de manière différente. Mais je trouve vraiment génial de pouvoir être là dans les deux et de soutenir l’équipe.
Sans quel objet ne partirais-tu jamais sur une course cycliste et pourquoi ?
Jamais sans ma caisse à outils, j’y ai tout ce qu’il faut pour disputer une course.
Qu’est-ce que tu n’aimes pas en hiver ?
Le froid humide, c’est le pire. Le froid tout seul, je trouve ça plutôt agréable, mais quand en plus l’air est humide, c’est vraiment désagréable. Tout le reste fait partie du job et apporte de la variété.
De quoi te réjouis-tu le plus avant l’été ?
Rouler moi-même à vélo dehors, les belles soirées en bonne compagnie sur les courses après le travail, et les engagements avec les délégations où tout se déroule bien.
Que doit-il se passer pour que tu puisses tirer un bilan positif à la fin de l’hiver ?
Je dois me sentir à nouveau frais et motivé pour la saison à venir. C’est ce qui me permet de repartir et d’être prêt pour tout ce qui arrive.
Si tu devais décrire ton hiver en trois mots, lesquels choisirais-tu ?
Calme, projets personnels, impatience.
