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Manger et dormir : dort-on mieux quand on mange bien ?
Image: Swiss Cycling
Alimentation et sommeil entretiennent une relation étroite, particulièrement cruciale pour la récupération des athlètes. Manger trop tard, trop lourd ou au contraire pas assez peut perturber l’endormissement et la qualité du repos. À l’inverse, une nutrition adaptée et bien programmée favorise un sommeil réparateur et des performances optimales.
Le sommeil et l’alimentation figurent parmi les facteurs les plus importants pour la récupération et la performance sportive. La qualité du sommeil dépend de nombreuses causes : des éléments personnels tels que la charge d’entraînement, le stress, la tension émotionnelle, l’équilibre hormonal (comme la mélatonine produite par le corps) mais aussi les influences extérieures, comme la température, l’obscurité, le bruit ou encore la qualité du matelas. L’alimentation joue elle aussi un rôle essentiel. Les sportives et sportifs qui s’entraînent en soirée et ne consomment pas assez d’énergie après l’effort – voire sautent carrément le repas – risquent de moins bien dormir et de se réveiller affamés au milieu de la nuit.
Idéalement, le dernier repas principal devrait être pris deux à trois heures avant d’aller se coucher. Si l’intervalle entre repas et sommeil est plus long, une petite collation (par exemple un yaourt ou du séré avec des fruits et du granola) 30 à 60 minutes avant de dormir peut améliorer la qualité du sommeil. Les repas riches et copieux, les grandes quantités de sucre, l’alcool et la caféine prise tardivement détériorent le sommeil ou retardent l’endormissement. En revanche, les protéines, les aliments riches en tryptophane (par exemple les produits laitiers, la volaille, les noix) et le magnésium ont un effet bénéfique. Des études ont montré que certains aliments comme le kiwi ont également eu un effet positif. Les données disponibles ne permettent toutefois pas de généraliser ce dernier point.
En fin de compte, l’essentiel pour un sommeil de bonne qualité est la combinaison d’une gestion judicieuse de l’effort, d’influences extérieures aussi optimales que possible, du bon timing, ainsi que de la bonne quantité et de la bonne qualité alimentaire.
Auteure
En tant qu’athlète, Joëlle Flück (1986) compte plusieurs places sur le podium lors des Champi onnats suisses d’athlétisme. En tant que scientifique, la Soleuroise titulaire d’un doctorat en nutrition sportive conseille l’équipe nationale féminine de Swiss Cycling. Enfin, en tant que chroniqueuse, elle écrit sur les stratégies en matière de calories.
