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CM Innsbruck

«Nous avions un pas d’avance sur nos adversaires»

Marc Hirschi est le premier Suisse champion du monde sur route en M23. Le Bernois s’est exprimé après son titre.

Lorsque vous avez passé la ligne d’arrivée en solitaire, vous paraissiez très tranquille. Gardiez-vous vos émotions à l’intérieur ?

Marc Hirschi: Je devais toujours regarder derrière moi parce que je ne pouvais pas y croire. Je n’étais pas sûr si j’avais vraiment distancé mes deux adversaires. Ils étaient peut-être cachés derrière les motos. C’est pour ça que j’ai foncé jusqu’à la ligne. Mais intérieurement j’ai éprouvé une joie déstabilisante. Je ne sais pas ce qui s’est exactement passé avec moi. C’était déjà le cas quand j’ai gagné le titre européen.

Mais là on parle du titre mondial ?

Nous les Suissses, sommes venus à Innsbruck en sachant que si tout allait bien une médaille voire même la victoire étaient possibles. Toute l’équipe s’est montrée si forte et m’a bien soutenu. Notre esprit d’équipe est incroyable. Chacun aime se réjouir pour l’autre. Patrick (Müller) a passé une bonne partie à l’avant de la course, suivi par Gino (Mäder) et j’étais derrière dans le groupe des poursuivants. Tous ont profité de la situation et personne n’a dépensé inutilement de l’énergie. A la fin, ce fut parfait pour moi quand le peloton a pu se reformer. »

Quels étaient les moments décisifs dans la course ?

Le moment le plus important c’est quand nous avons attaqué dans la descente à trois tours de la fin. Nous avions déjà évoqué une telle attaque comme nous sommes tous de bons descendeurs. Ce fut tout de même une action spontanée dictée par la situation de la course. Nous avons été étonnés que cela donne un tel écart. Mais nous étions toujours un pas en avance sur nos adversaires.

Finalement, vous vous êtes retrouvés à trois devant avec le Belge Bjorg Lambrecht et le Finlandais Jaakko Hanninen. Comment estimiez-vous les forces en présence ?

Lambrecht était certainement le meilleur coureur dans les côtes. Et il est aussi bon au sprint. C’est pourquoi j’ai pensé que c’était une bonne option de lancer mon attaque dans la descente. Dès le milieu de la descente, il n’y avait plus besoin d’appuyer beaucoup sur les pédales. Ainsi, même si j’avais été reprise, je n’aurais pas perdu beaucoup d’énergie dans cette attaque.

L’entraîneur national Danilo Hondo a dit qu’il vous avait délibérément permis, à vous et à vos coéquipiers, de commettre des erreurs dans les petites courses ces dernières années. Quelle a été l’importance de ce processus d’apprentissage et quelle est la part de Hondo dans ce titre mondial ?

Sa part est extrêmement importante. Le niveau de la Suisse chez les moins de 23 ans a nettement augmenté ces derniers temps et l’effectif est désormais très large. Danilo a très bien promu de nombreux pilotes. Nous avions aussi été forts la saison dernière. Mais le problème, c’est que nous étions parfois en tête ou attaqués au mauvais moment. Nous avons tiré les leçons de ces erreurs, et c’est l’une des raisons pour lesquelles Innsbruck a si bien réussi pour nous.

Interview: Valentin Oetterli (ats)
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