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Women’s WorldTour

Chabbey et Reusser après la croisée des chemins

Elise Chabbey (à g.) et Marlen Reusser (ici lors de l’épreuve par équipe des CE 2020 à Plouay) poursuivront désormais leur carrière chacune dans une équipe différente Image: Arne Mill

Après la dissolution brutale de leur équipe Paule Ka en fin de saison passée, les deux Suissesses Elise Chabbey et Marlen Reusser ont retrouvé de l’embauche dans deux formations différentes. Elles font le point sur la saison à venir avant de se retrouver sur les routes des Strade Bianche samedi.

Comment avez-vous vécu la dissolution de votre équipe en fin de saison passée ?

Marlen : Ça a été un grand choc pour moi. Tout s’est passé tellement rapidement. Les médias en ont parlé quasiment instantanément, donc tout le monde a appris la nouvelle très rapidement.

Elise : On était en Belgique avec l’équipe. On l’a appris au dernier moment. Personne ne s’y attendait, donc c’était un choc pour toute l’équipe. Comme l’annonce est intervenue en fin de saison, cela impliquait aussi de devoir retrouver rapidement une nouvelle équipe.

Est-ce que ça a été difficile de rebondir dans une autre équipe ?

Marlen : C’était une situation particulière, car toutes les cyclistes de Bigla se sont mises à devoir chercher une nouvelle équipe en même temps, qui plus est en novembre… On a toujours eu une excellente ambiance dans l’équipe, mais à ce moment-là, chacune devait absolument trouver une équipe.

Elise : Les contrats étaient déjà signés, les équipes étaient pleines. La situation était donc compliquée, mais je savais que je pouvais rebondir, car on dira que j’ai un rapport qualité/prix intéressant (rires). J’ai beaucoup discuté avec l’équipe FDJ, mais la proposition de Canyon me convenait mieux. Au final, toutes mes anciennes coéquipières ont pu retrouver une équipe.

Comment vous sentez-vous dans votre nouvelle équipe ?

Elise : Je suis arrivé à Canyon avec mon ancienne coéquipière Mikayla Harvey. Le premier camp d’entraînement en janvier s’est très bien passé. C’est une équipe qui change très peu, mais on s’est tout de suite senties très bien intégrées.

Marlen : Je m’y sens très bien. Comparé aux plus grosses équipes professionnelles, je retrouve à BTC Ljubljana une atmosphère plus familiale. C’est très décontracté, on rigole souvent. C’est exactement ce que je recherche. Je n’aime pas être dans un environnement trop strict. J’ai besoin de me sentir libre et pouvoir faire mes blagues. Donc, ce cadre me convient très bien.

On imagine que vous vous manquez réciproquement quand même un peu…

Elise : C’est sûr qu’on s’entend très bien avec Marlen. Après, il y a des côtés positifs à ce qu’on soit séparée. Je peux désormais tracer ma propre voie, sans être dans son ombre. Mais on se retrouvera peut-être plus tard à nouveau dans une même équipe qui sait…

Marlen : Oui c’est spécial de ne plus être avec elle. D’une certaine façon, elle me manque. Mais elle aura maintenant une chance de s’épanouir dans un autre contexte, donc c’est aussi positif.

Quel sera votre nouveau rôle au sein de l’équipe ?

Marlen : Cela dépendra de la course. Je serai parfois coéquipière, parfois leader. C’est parfait pour mon développement comme je serai sur les deux tableaux. En course, je préfère presque le rôle de coéquipière, car j’aime mettre les gaz et placer des attaques. Mais d’un autre côté, j’aime aussi monter sur le podium (rires). Donc le rôle de leader me convient bien aussi.

Elise : Je suis une bonne équipière, je peux être un atout sur tous les types de courses. Je serai l’athlète de l’équipe qui disputera le plus de courses… quasi toutes les courses en fait (rires). Mon rôle dépendra des épreuves et du déroulement, mais je suis certaine de pouvoir tenter ma chance, car je suis une coureuse plutôt agressive.

Comment vous sentez-vous physiquement à l’abord de cette nouvelle saison ?

Elise : Je suis plus en forme que lors de mes deux dernières saisons. J’ai effectué une très bonne préparation hivernale. Les autres années, je faisais beaucoup de ski de fond, mais cette année j’ai pu accumuler les kilomètres à vélo. Et ce changement d’équipe me donne une dose de motivation supplémentaire.

Marlen : Je pense que je n’ai jamais été aussi forte physiquement. Après, c’est sûr que ça ne suffit pas pour gagner des courses. Je dois encore progresser sur le plan tactique.

Quel sera les temps forts de la saison que vous avez déjà épinglés dans votre agenda ?

Elise : J’apprécie beaucoup les classiques belges. Et la Strade Bianche de ce samedi est une de mes courses préférées. Sinon, mes autres temps forts seront le Giro, les Championnats d’Europe et du monde.

Marlen : Je vais me concentrer sur les chronos, tout en engrangeant de l’expérience pour les courses en ligne. Mes deux objectifs principaux seront le contre-la-montre des Jeux Olympiques, où je viserai une médaille, et le chrono des Mondiaux qui se disputera le jour de mes 30 ans. Je veux décrocher le titre pour mon anniversaire.

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